Les chemins du jeune Werther

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En cette ère diluvienne,

La France vogue, tribord amure.

Le Monde inflige ses morsures

Jusqu’à ce que peur revienne.



Il faut se lever tôt matin

Pour quérir maigre pitance.

Braver alors les insolences

N’éloigne pas de son destin.



(Refrain)

Même quand tu as le cœur chagrin,

Il est encore de vieux chemins,

Aux promenades solidaires,

Qui mènent loin du jeune Werther.



Chômage des jeunes, chômage des vieux,

Malheur aussi à l’entre-deux.

Notre vaisseau Terre quitte les cieux,

S’enfonce dans la misère des gueux.



Pourtant les filles sont belles,

Et beaux aussi les damoiseaux,

De quoi répandre en nos ruisseaux,

Des amours vraies quoique irréelles.



(Refrain)



Ailleurs, pas loin, on fait la guerre.

La mort des pauvres dégénère

En charniers où prolifèrent

Tous les fléaux, bannis naguère.



Africa, tes enfants en larmes,

Qui sonnent céans l’alarme,

Portent l’espoir au firmament

D’humains s’aimant vite autrement.



(Refrain)